Un clavier. Tous les marchés.
Écrivez sur votre ordinateur comme sur votre téléphone.
Sur votre téléphone, une touche révèle déjà plusieurs caractères. Baudot transpose ce principe au clavier physique, sans imposer une nouvelle disposition.
Pourquoi
L’ordinateur est devenu universel. Son clavier est resté national.
Un ordinateur peut afficher des milliers de caractères, mais le clavier physique reste fabriqué autour d’un marché, d’une langue et d’un jeu de symboles décidés à l’avance. Une contrainte héritée de la machine à écrire continue donc d’organiser un matériel qui, lui, est devenu numérique.
Écran tactile
Sur un écran tactile, maintenir une touche révèle ses variantes et le doigt choisit directement celle qu’il veut.
Clavier physique
Sur un clavier physique, Var maintient cette sélection ouverte et les appuis successifs font défiler les possibilités. La logique reste familière ; le geste s’adapte au matériel.
Le geste Baudot
Un même principe, de la variante à la composition.
Baudot ne change pas de logique selon la langue. Ce qui change, ce sont les caractères et les marques auxquels le profil donne accès.
Variantes
Français
Le même geste, adapté à chaque clavier.
Sur téléphone, on maintient la touche et on glisse. Sur un clavier physique, Var maintient la sélection ouverte et les appuis successifs font défiler les variantes.
Clavier physique - appuyer pour faire défiler
Une touche mécanique ne transmet qu'un signal binaire : appuyée ou relâchée, jamais sa position. Impossible d'y simuler un glissement. La norme fait donc défiler les variantes à chaque appui supplémentaire, pendant que la touche Var maintient la sélection ouverte.
Téléphone - maintenir et glisser
L'écran tactile connaît en permanence la position du doigt. Le glissement devient alors le moyen le plus direct de choisir : on maintient, on glisse vers la variante, on relâche. C'est le geste que vous utilisez déjà pour taper un accent sur votre clavier de téléphone.
Sur un clavier physique, revenir à la variante précédente veut dire recommencer le cycle. Sur un téléphone, le doigt peut repartir dans n'importe quelle direction. Le concept reste pourtant identique partout - maintenir révèle, un geste supplémentaire choisit - c'est ce qui rend la norme immédiate à prendre en main, quel que soit l'appareil.
Diacritiques
Pinyin - mandarin
Choisir le ton, puis taper la voyelle.
Pour écrire le pinyin du mandarin, les quatre tons deviennent directement accessibles. Le HUD rappelle leur position ; une fois le ton choisi, il reste en attente de la voyelle : ◌̌ + a → ǎ.
Composition
Tiếng Việt
Plusieurs marques peuvent attendre la même lettre.
En vietnamien, plusieurs diacritiques peuvent être mis en attente avant la lettre. La même logique de composition permet alors de combiner une marque de ton et une marque de forme sur U.
Le mécanisme ne change pas. Seul le profil linguistique change.
Conséquence industrielle
Pourquoi la langue devrait-elle encore décider du hardware ?
Aujourd’hui, une même machine est déclinée en AZERTY, QWERTY, QWERTZ et autres variantes régionales. Baudot déplace une partie de cette différence du matériel vers le profil.
Avec Baudot
Baudot - même hardware
Même hardware, même chaîne de production. Ce qui change, c'est la configuration - pas la référence.
La langue reste locale. Le clavier devient universel.
Pour les fabricants
Hier : un clavier par marché.
Baudot : un même hardware pour davantage de marchés.
Moins de références. Davantage de marchés.
Le même clavier physique peut servir plusieurs profils linguistiques sans transformer chaque langue en référence matérielle distincte. Pour le fabricant, la rupture est industrielle ; pour l’utilisateur, le clavier de base reste familier.
Réduire
Réduire le nombre de variantes régionales à produire, prévoir, stocker et écouler sur une même gamme.
Étendre
Adresser plus facilement des marchés linguistiques qui ne justifient pas aujourd’hui la fabrication d’un clavier dédié.
Caractères personnels
Votre ordinateur connaît ce caractère. Pourquoi votre clavier ne peut-il pas le taper ?
Baudot ne se limite pas aux langues. Les caractères spécialisés peuvent aussi être attribués aux touches dont vous avez besoin.
Choisissez un caractère. Attribuez-le à une touche. Retrouvez-le ensuite avec le même geste Baudot.
Un hardware, plusieurs usages
Un hardware commun n’impose pas les mêmes accès à tout le monde.
Un mathématicien, un étudiant en mandarin ou un linguiste n’ont pas besoin des mêmes caractères. Le hardware peut rester identique pendant que les accès utiles deviennent personnels.
La Norme Baudot
Baudot n’est pas une disposition de plus.
La Norme Baudot définit une logique commune pour étendre ce qu’un clavier physique peut atteindre : variantes, marques, compositions et caractères spécialisés, sans remplacer la disposition de base.
Rien de tout cela n’est conceptuel. Tout est déjà construit, et bien plus encore.
1870 - 2026
Un nom choisi pour une même ambition d’universalisation.
Émile Baudot
Ingénieur télégraphiste - Code Baudot
À la fin du XIXe siècle, Émile Baudot conçoit un code télégraphique et un clavier à cinq touches permettant de transmettre des caractères par combinaisons. Son nom restera attaché au code Baudot et au baud.
Le projet Baudot reprend cette même ambition d’universalisation à un autre endroit de la chaîne : non plus transmettre les caractères, mais permettre d’y accéder depuis un même clavier physique.
L'architecte
Le geste existait déjà. Il manquait au clavier physique.
Arthus De Assis-Allix
Architecte Produit - Norme Baudot
Arthus De Assis-Allix étudie à 42 Nice et a grandi dans le Médoc. Le point de départ de Baudot est simple : sur téléphone, nous utilisons depuis des années une touche pour accéder à plusieurs caractères. Pourquoi cette logique n’existe-t-elle pas de manière cohérente sur un clavier physique ?
Lockfree développe Baudot autour de cette réponse : conserver le clavier physique familier, mais cesser de limiter ses accès aux seuls caractères décidés lors de sa fabrication.
Norme Baudot
La langue reste locale. Le clavier devient universel.
Un même clavier physique. Des langues différentes. Des accès qui peuvent devenir personnels.